« C’est dangereux, la formation ! » Entretien avec Françoise F. Laot, socio-historienne de l’éducation et de la formation des adultes
Dans cet entretien, Françoise F. Laot revient sur ses recherches sur l’histoire de l’éducation et de la formation des adultes. Mettant l’accent sur les difficultés des femmes à être reconnues comme un public à part entière elle montre que les politiques publiques de formation ont été pensées et conç...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/nrt, |
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| Autors principals: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
La Nouvelle Revue du Travail
2024
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Dans cet entretien, Françoise F. Laot revient sur ses recherches sur l’histoire de l’éducation et de la formation des adultes. Mettant l’accent sur les difficultés des femmes à être reconnues comme un public à part entière elle montre que les politiques publiques de formation ont été pensées et conçues à l’origine essentiellement par et pour des hommes souvent déjà qualifiés et travaillant dans des grandes entreprises. Questionnant les effets de la promotion récente de la figure d’un individu-acteur « libre » et responsable de son parcours de formation, elle souligne que d’autres modèles nettement moins basés sur l’individualisation et sur l’ouverture d’un marché concurrentiel avaient été envisagés avant le vote de la loi de 1971 portant organisation de la formation professionnelle continue dans le cadre de l’éducation permanente. Cet entretien éclaire enfin la manière dont la priorité donnée aux logiques de professionnalisation et de certification a conduit à dénier le statut de formation à des activités (animation socioculturelle, militantisme) contenant pourtant un potentiel d’apprentissage tout aussi important et une approche nettement plus collective. |
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