Fabrika ou le travail ouvrier postsoviétique
Serguei Loznitsa, jeune réalisateur russe, tourne en 2004 Fabrika sur un kombinat vétuste, composé d’une fonderie et d’une briqueterie. La richesse stylistique du film ouvre la porte à des lectures multiples. La plus évidente : un documentaire sur la douleur et les dangers du travail. Mais le film s...
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| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/nrt, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
La Nouvelle Revue du Travail
2014
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Serguei Loznitsa, jeune réalisateur russe, tourne en 2004 Fabrika sur un kombinat vétuste, composé d’une fonderie et d’une briqueterie. La richesse stylistique du film ouvre la porte à des lectures multiples. La plus évidente : un documentaire sur la douleur et les dangers du travail. Mais le film se lit aussi comme une métaphore tragique sur la condition humaine condamnée au supplice de Sisyphe. Le sujet principal de l’auteur reste pourtant ce kombinat, délabré, héritage de la période soviétique, et le spectacle des travailleurs écrasés, réduits en poussière à la fin du film. L’objet de cet article : l’écriture cinématographique expose une pensée abstraite avec des signifiants iconiques et sonores, comme l’écriture alphabétique le fait avec des signifiants verbaux. |
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