Deux conceptions antagonistes de la justice sociale : Renouvier, Durkheim et les associations de travailleurs

Cet article interroge la généalogie sociale-libérale de la République juste. Il le fait en confrontant les conceptions de la justice sociale défendues par Charles Renouvier et par Émile Durkheim, en se plaçant là où la question sociale se fait saillante dans la deuxième moitié du xixe siècle : la re...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/noesis,
Auteur principal: Plouviez, Mélanie
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Noesis 2025
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Cet article interroge la généalogie sociale-libérale de la République juste. Il le fait en confrontant les conceptions de la justice sociale défendues par Charles Renouvier et par Émile Durkheim, en se plaçant là où la question sociale se fait saillante dans la deuxième moitié du xixe siècle : la relation capital/travail en tant qu’elle met en rapport une certaine distribution des droits de propriété avec une certaine organisation du travail. Au moyen d’une confrontation entre la proposition normative renouviériste des associations libres de travailleurs et le projet durkheimien de rénovation des corporations professionnelles, l’article montre qu’il y a, dans leur pensée politique respective, deux conceptions non seulement différenciées, mais même antagonistes de la justice sociale : Durkheim, théoricien précurseur de l’État social, ne se laisse pas ramener dans la généalogie sociale-libérale de la République juste.