Droit de propriété et droit au travail dans la philosophie sociale de Charles Renouvier

Réfléchissant sur le droit de propriété, Renouvier montre qu’il est indispensable dans l’état de heurt entre passions et intérêts où nous sommes – et qu’il appelle « l’état de guerre » – à la protection de la liberté individuelle. Il admet cependant qu’un tel droit exclusif donne naissance à un réel...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Dans:URI:https://journals.openedition.org/noesis,
Auteur principal: Spitz, Jean-Fabien
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Noesis 2025
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Réfléchissant sur le droit de propriété, Renouvier montre qu’il est indispensable dans l’état de heurt entre passions et intérêts où nous sommes – et qu’il appelle « l’état de guerre » – à la protection de la liberté individuelle. Il admet cependant qu’un tel droit exclusif donne naissance à un réel dilemme car, à la liberté que la propriété garantit à certains, répond un état de dépendance et de précarité pour ceux qui n’y ont pas accès. Le droit au travail pourrait apparaître comme une solution à ce dilemme en créant une protection qui viendrait se substituer à la propriété pour les non­propriétaires. Mais, examinant plusieurs solutions concrètes pour instituer un tel droit, Renouvier conclut à l’impossibilité pratique de l’institution d’un tel droit au travail, parce que celui-ci entrerait nécessairement en contradiction avec la protection du droit de propriété et avec la liberté qui lui est liée. Si l’ambition du droit au travail est de faire accéder les salariés à la liberté, les moyens qu’il ne peut éviter d’employer – ceux de la contrainte étatique – sont nécessairement en contradiction avec la fin qu’il prétend poursuivre.