De la ville contrôlable à la ville complexe : incertitude de la connaissance et fondements rationnels de l’urbanisme
L’urbanisme moderne s’est traditionnellement bâti sur la croyance dans une ville contrôlable, car connaissable dans ses fonctionnements et prédictible. Or, les dernières décennies ont été marquées par un changement de paradigme. La ville est de plus en plus appréhendée comme étant un système complex...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/noesis, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Noesis
2025
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | L’urbanisme moderne s’est traditionnellement bâti sur la croyance dans une ville contrôlable, car connaissable dans ses fonctionnements et prédictible. Or, les dernières décennies ont été marquées par un changement de paradigme. La ville est de plus en plus appréhendée comme étant un système complexe auto-organisé, dont la connaissance est par définition approximative et incertaine, qui évolue à son tour dans un contexte économique et sociétal également marqué par des fortes incertitudes. Cette prise de conscience crée une tension avec la pratique courante de l’urbanisme, et engendre trois types de réponse différentes : abandonner tout idée de plan en s’en remettant aux mécanismes de marché, éliminer l’incertitude dans des grands projets urbains focalisant le contrôle dans l’espace et dans le temps, intervenir de manière plus flexible, en tirant parti de la complexité de la ville, voire en la favorisant. Chacune de ces propositions trouve ses limites mais contribue à faire émerger des nouveaux concepts : la multiplicité des mécanismes de coordination dans la production de la ville, la dialectique entre tentatives de contrôle et auto-organisation, la nécessaire prise en compte de l’incertitude. De manière plus générale, l’intervention consciente sur la ville semble nécessiter d’un nouvel équilibre entre les trois catégories de la connaissance aristotélicienne, l’épistémè, la techné et la phronesis. |
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