Des mathématiques à la docte ignorance selon Nicolas de Cues

La vérité mathématique se propose à Nicolas de Cues comme précision absolue : un égale un. Sur ce modèle, il définit l’objet de la métaphysique comme l’Un en tant qu’Égalité absolue. En tant que tel, l’Un n’est rien d’étant. Au-delà de l’être, il n’est pas adéquation à l’être, mais égalisation de so...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/noesis,
1. autor: Pasqua, Hervé
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: Noesis 2025
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:La vérité mathématique se propose à Nicolas de Cues comme précision absolue : un égale un. Sur ce modèle, il définit l’objet de la métaphysique comme l’Un en tant qu’Égalité absolue. En tant que tel, l’Un n’est rien d’étant. Au-delà de l’être, il n’est pas adéquation à l’être, mais égalisation de soi à soi dans le non-être. L’Égalité est sans contenu, elle est un acte pur par lequel l’Un se féconde comme Un. La connaissance n’est donc plus conçue comme adéquation de la pensée à son objet, elle tourne le dos à la définition de la vérité comme adequatio rei et intellectus. La correspondance avec la réalité disparaît. L’approche indéfinie de son objet constitue désormais la connaissance elle-même : approche conjecturale, ou symbolique, d’un objet toujours insaisissable, toujours lointain, reculant toujours à mesure qu’on l’approche. Telle est la méthode – le chemin – de la docte ignorance, qui inaugure la modernité selon Hans Blumenberg.