Des corps-en-train-de-se-faire. Ce que la compost-philosophie peut apprendre du danser
Que se passe-t-il pour la théorie qui se met à l’écoute des savoir-sentir des danseureuses ? À bien tendre l’oreille, il apparaît que « le corps » – obsession contemporaine – n’est pas toujours le domaine privilégié d’investigation de la danse. Il y a tout un monde de sentis intérieurs ou atmosphéri...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/noesis, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Noesis
2022
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Que se passe-t-il pour la théorie qui se met à l’écoute des savoir-sentir des danseureuses ? À bien tendre l’oreille, il apparaît que « le corps » – obsession contemporaine – n’est pas toujours le domaine privilégié d’investigation de la danse. Il y a tout un monde de sentis intérieurs ou atmosphériques, nanoscopiques ou collectifs, qui se déclarent lorsqu’on s’efforce de se défaire de l’écran de fumée dressé par lecorps, concept qui, trop facilement et quoi qu’on fasse, traîne derrière lui la douloureuse histoire de sa séparation d’avec l’esprit et l’intériorité – suivant le schéma des dualismes modernes qui vont du schisme nature/culture aux délétères binarismes de genre, de race et d’espèces. Cet article, écrit depuis les temps troubles du Capitalocène et de la sixième extinction de masse, part à la recherche des stratégies philosophiques (chez Erin Manning) et chorégraphiques (chez Steve Paxton) qui se sont développées pour renommer les mouvementements qui inquiètent le corps séparé et donnent quelques motifs de se rappeler à l’humus dont nous sommes faites. |
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