Hobbes, la coutume et la Common Law
La théorie classique de la Common Law repose sur l’idée d’un droit tiré de coutumes immémoriales qui guident les décisions des juges et contribuent à la continuité et à la stabilité de l’ordre juridique. Hobbes, dans sa critique d’Edward Coke, remet en cause les principes juridiques qui caractérisen...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/noesis, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Noesis
2022
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | La théorie classique de la Common Law repose sur l’idée d’un droit tiré de coutumes immémoriales qui guident les décisions des juges et contribuent à la continuité et à la stabilité de l’ordre juridique. Hobbes, dans sa critique d’Edward Coke, remet en cause les principes juridiques qui caractérisent « l’esprit de la Common Law ». À ses yeux, c’est l’autorité et non l’usage qui fait la loi. Cette critique hobbesienne que l’on peut considérer comme l’une des sources de l’interprétation positiviste du droit coutumier a plusieurs enjeux. Elle soulève d’abord la question de la validité juridique de la coutume mais elle conduit également à une analyse originale de la décision judiciaire et des précédents. Deux formes de rationalité du droit s’opposent : l’une, tirée de la coutume et dont la connaissance relève d’une « raison artificielle », l’autre fondée sur la loi naturelle et les prescriptions de la raison individuelle des juges. |
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