Contemplation, liberté et tragédie de la raison. Le tournant anthropologique de la philosophie : de Nicolas de Cues à Giordano Bruno

Dans un contexte de compréhension de l’être humain en tant que créé à l’image et à la ressemblance divine, Nicolas de Cues a considéré que la vision et l’union avec l’Absolu conduit, d’une part, au bonheur, et implique aussi, d’autre part, l’expression de la plus grande liberté que puisse atteindre...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/noesis,
第一著者: Soto-Bruna, Maria Jesús
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Noesis 2019
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Dans un contexte de compréhension de l’être humain en tant que créé à l’image et à la ressemblance divine, Nicolas de Cues a considéré que la vision et l’union avec l’Absolu conduit, d’une part, au bonheur, et implique aussi, d’autre part, l’expression de la plus grande liberté que puisse atteindre l’humain, c’est-à-dire la pleine possession de soi. Cette conviction se présente dans son œuvre, le De visione Dei, dans une ambiance mesurée par l’attitude de la personne en prière, qui s’adresse à Dieu dans la recherche de soi-même, et dans l’aspiration à accéder à ce qui est sciemment inaccessible. À la fin de la Renaissance, Giordano Bruno est l’auteur qui marquera indiscutablement le tournant anthropologique dans le sens d’une subjectivité ne prétendant plus à une union avec l’Absolu, mais qui se retourne vers elle-même. Cela se produit dans un système dans lequel l’être humain et le monde s’auto-impliquent dans une totalité dynamique qui ne laisse pas de place à un Absolu transcendant.