La différence onto-théologique selon Thomas d’Aquin et Jean Duns Scot

À l’intérieur du même créationnisme chrétien et avec le même lexique issu de la tradition aristotélicienne, Thomas d’Aquin et Jean Duns Scot ont élaboré des métaphysiques profondément différentes. Nous nous attachons ici à les comparer sur les deux moments capitaux de toute science de l’ens inquantu...

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Xuất bản năm:URI:https://journals.openedition.org/noesis,
Tác giả chính: Contat, Alain
Định dạng: Article ou chapitre numérique
Ngôn ngữ:Français
Được phát hành: Noesis 2026
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Tóm tắt:À l’intérieur du même créationnisme chrétien et avec le même lexique issu de la tradition aristotélicienne, Thomas d’Aquin et Jean Duns Scot ont élaboré des métaphysiques profondément différentes. Nous nous attachons ici à les comparer sur les deux moments capitaux de toute science de l’ens inquantum ens : la constitution de l’étant et son rapport à Dieu. Nous procédons à cet effet en deux étapes. Dans la première, nous analysons en parallèle les deux épistémologies de la métaphysique quant à l’objet spécifique ou subiectum de celle-ci, puis quant à ce que recherche l’investigation de l’étant, c’est-à-dire son quæsitum. Dans la seconde étape, nous examinons la manière dont, pour les deux maîtres médiévaux, l’étant est constitué puis différencié, puis celle dont il dépend d’un premier dans l’ordre de la perfection ontologique. Il apparaît, en conclusion, que si le Docteur angélique et le Docteur subtil ont tous deux un sens très vif de la transcendance divine et de la dépendance de la créature vis-à-vis du Créateur, le premier réussit mieux que le second à objectiver la différence onto-théologique qui relie l’étant fini à Celui dont l’être est infini.