Le numérique comme outil de résistance sociale face aux dynamiques inégalitaires de la Smart city. Cas du projet d’aménagement de Zenata au Maroc
À l’instar de nombreux pays du Nord, le Maroc s’est engagé depuis plusieurs années dans l’ère du numérique. Il a lancé divers programmes pour exploiter les avantages offerts par la ville intelligente. L’objectif est clair : utiliser les technologies de l’information et de la communication pour mieux...
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| Auteurs principaux: | , , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Publié: |
Netcom
2025
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | À l’instar de nombreux pays du Nord, le Maroc s’est engagé depuis plusieurs années dans l’ère du numérique. Il a lancé divers programmes pour exploiter les avantages offerts par la ville intelligente. L’objectif est clair : utiliser les technologies de l’information et de la communication pour mieux gérer, contrôler et valoriser l’image de ses grandes agglomérations.C’est dans cette dynamique qu’a été initiée, dès 2006, la création d’une ville nouvelle, pensée comme laboratoire des standards internationaux en matière de durabilité et de Smart City. Baptisée Éco-cité Zenata, cette ville bénéficie d’un financement en grande partie assuré par des bailleurs de fonds et a été conçue avec l’appui d’une expertise internationale reconnue dans le domaine. Zenata se distingue par la mise en place de dispositifs numériques innovants, tant pour la gestion des services urbains que pour l’organisation des déplacements et des infrastructures de transport. Ce projet-phare est ainsi présenté comme une opération « modèle » au Maroc. Cependant, sa réalisation sur un terrain stratégique à proximité de Casablanca — auparavant occupé par des bidonvilles — a rapidement soulevé des enjeux sociaux et économiques liés au relogement de populations défavorisées.Tout en exposant les outils numériques et technologiques déployés dans cette première "ville intelligente" du pays, la contribution interroge les effets socio-spatiaux engendrés par ces transformations. Elle s’attarde notamment sur l’usage des réseaux sociaux et des outils numériques par les anciens habitants des bidonvilles. Ces derniers s’en sont saisis comme de véritables arènes de contestation et de revendication citoyenne. À partir d’un corpus d’entretiens réalisés avec les concepteurs, les gestionnaires et les habitants de la Smart City, enrichi par une analyse des contenus partagés sur les réseaux sociaux, cette contribution met en lumière le rôle du numérique comme levier d’émancipation. Les associations locales et les populations concernées s’en servent pour faire valoir leurs droits et contester les dynamiques d’exclusion induites par le projet. |
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