La morphologie nominale et les segments flottants en kabyle

Le fait que des objets phonologiques puissent être présents dans l’entrée lexicale de la racine mais absents de la réalisation de surface est rendu possible par la configuration restreinte de l’espace syllabique : la structure n’offre pas assez d’espace à tous les éléments mélodiques pour s’associer...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/multilinguales,
Autore principale: Ben Si Said, Samir
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Multilinguales 2021
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Le fait que des objets phonologiques puissent être présents dans l’entrée lexicale de la racine mais absents de la réalisation de surface est rendu possible par la configuration restreinte de l’espace syllabique : la structure n’offre pas assez d’espace à tous les éléments mélodiques pour s’associer et se réaliser au niveau de la surface. Le pluriel externe kabyle présente des éléments mélodiques qui ne sont pas présents au singulier, par exemple iddəw ~ iddaw-n "singe", iccəw ~ acciw-n "corne", izəm ~ izmaw-n "lion" (-n est le suffixe du pluriel). Comme ces éléments ne peuvent être prédits, ils doivent appartenir à la racine et ils sont absents au singulier en raison de la restriction de l’espace syllabique, le gabarit. Ma proposition est que la forme du singulier dans les noms kabyles peut être contrainte par la taille du gabarit, c’est-à-dire qu’en kabyle l’interprétation de la mélodie est contrainte par la structure syllabique.