Langue d’écriture et langue d’enseignement : quelle didactique pour une littérature algérienne plurilingue ?
La littérature algérienne se caractérise par son plurilinguisme : arabe classique, dialectal, tamazight et français s’y entremêlent dans une écriture souvent hybride et mémorielle. Cette diversité linguistique, reflet d’une histoire marquée par la colonisation, la décolonisation et les politiques id...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/multilinguales, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Multilinguales
2026
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | La littérature algérienne se caractérise par son plurilinguisme : arabe classique, dialectal, tamazight et français s’y entremêlent dans une écriture souvent hybride et mémorielle. Cette diversité linguistique, reflet d’une histoire marquée par la colonisation, la décolonisation et les politiques identitaires, constitue une richesse esthétique majeure. Pourtant, dans les universités algériennes, la littérature algérienne d’expression française est fréquemment enseignée comme une simple extension de la littérature française, sans considération pour les langues sous-jacentes ni pour les compétences plurilingues des étudiants. Cette approche normative appauvrit la lecture et neutralise la dimension dialogique de ces œuvres. Face à ce constat, une expérimentation didactique a été menée à l’Université Batna 2 auprès d’étudiants de Master 1 dans le cadre du module « Didactique des textes littéraires ». Elle s’est appuyée sur Nedjma de Kateb Yacine et sur des références théoriques liées au translangage (Beacco, Cummins, Canagarajah). Les activités visaient à intégrer les langues premières des apprenants dans la lecture et l’analyse littéraire. Les résultats montrent une amélioration de la compréhension, un engagement identitaire fort et des propositions pédagogiques innovantes, malgré certaines limites liées à l’évaluation et à la faible présence du tamazight. L’étude plaide ainsi pour une formation des enseignants tournée vers une didactique plurilingue, inclusive et sensible aux voix multiples qui traversent la littérature algérienne contemporaine. |
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