Les écrivains algériens de langue française face à la politique dʼanglicisation

Après plus de 132 années de colonisation, pendant lesquelles la langue française a régné en maitresse en Algérie, s’ajoutent 57 ans1 d’utilisation de cette langue qui est passée de langue d’enseignement à langue enseignée après la promulgation de la loi d’arabisation dans les années 80, l’anglais es...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/multilinguales,
Auteur principal: Bedjaoui, Nabila
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Multilinguales 2026
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Après plus de 132 années de colonisation, pendant lesquelles la langue française a régné en maitresse en Algérie, s’ajoutent 57 ans1 d’utilisation de cette langue qui est passée de langue d’enseignement à langue enseignée après la promulgation de la loi d’arabisation dans les années 80, l’anglais est alors apparu dans le paysage linguistique algérien non plus comme deuxième langue étrangère, mais comme langue de substitution du français. Formation des enseignants universitaires et des étudiants en langue anglaise, introduction de cette langue dans le primaire avec le français tout en diminuant le volume horaire de ce dernier et pour la prochaine rentrée universitaire, enseignement de la médecine en anglais, une première en Algérie. Au milieu de ce changement qui s’opère suite à des décisions politiques qui tendent à redessiner le paysage linguistique en Algérie, nous nous intéressons, dans le présent article, aux écrivains algériens de langue française et nous nous posons donc les questions suivantes : que pensent les écrivains algériens de langue française de la nouvelle politique d’anglicisation en Algérie ? Quelles sont leurs stratégies pour contourner ce « phénomène » ? Nous estimons en guise d’hypothèses, que les écrivains algériens de langue française ne seraient pas, du moins dans l’instant présent, conscient des répercussions de l’actuel changement linguistique qui s’opère en Algérie ? Aussi n’envisageraient-ils pas, dans leur majorité, de changer leur langue d’écriture. Pour apporter des éléments de réponse et vérifier nos hypothèses, nous avons eu recours à un questionnaire comme méthode d’enquête, aussi avons-nous pris comme échantillon 16 écrivains algériens de langue française. Les résultats obtenus renvoient à une situation de résistance mais aussi d’ouverture quant à l’acceptation (ou non) de cette politique d’anglicisation.