Appropriation du français et hybridité linguistique dans Terre des femmes de Nassira Belloula
En Algérie, l’usage d’une langue ou de plusieurs dans un texte littéraire n’est jamais innocent, car il est chevillé à un choix scriptural réfléchi, entérinant une hybridité linguistique, celle-ci même traversée par de multiples facteurs identitaires et culturels. Terre des femmes (2014), de l’écriv...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/multilinguales, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Multilinguales
2026
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | En Algérie, l’usage d’une langue ou de plusieurs dans un texte littéraire n’est jamais innocent, car il est chevillé à un choix scriptural réfléchi, entérinant une hybridité linguistique, celle-ci même traversée par de multiples facteurs identitaires et culturels. Terre des femmes (2014), de l’écrivaine algérienne Nassira Belloula, cristallise une fois encore cette problématique de la cohabitation et interaction entre idiomes au sein de la matérialité de l’écriture. Cet article met en lumière cette hybridité linguistique et la manière dont le français y est instrumentalisé en tant que langue scripturale capable d’abriter le mélange de langues et de dialectes qui s’y révèle. Dans ce roman de « la différence », d’une part, l’onomastique littéraire, à travers les anthroponymes et les toponymes, constitue un lieu privilégié d’insertion d’étrangeté linguistique et référentielle, perceptible dès l’orée du texte et se prolongeant au cœur même de son contenu. D’autre part, les emprunts lexicaux apparaissent comme des vecteurs d’échange et de dialogue entre la langue de l’écriture, le français, et les référents linguistiques et culturels propres à l’Algérie, pays plurilingue par excellence. |
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