La paratopie linguistique foncière de l’expression littéraire algérienne comme résultante d’une situation sociolinguistique

Les recherches récentes en sociolinguistique comme celles d’Ibtissem Chachou, de Abderrezak Dourari ou encore de Abdou Elimam mettent en avant une réalité plurilingue intrinsèque à l’Algérie tant diachronique que synchronique. Ce plurilinguisme se manifeste par divers procédés depuis Apulée de Madau...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/multilinguales,
Autor principal: Slimani, Ismail
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Multilinguales 2026
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Les recherches récentes en sociolinguistique comme celles d’Ibtissem Chachou, de Abderrezak Dourari ou encore de Abdou Elimam mettent en avant une réalité plurilingue intrinsèque à l’Algérie tant diachronique que synchronique. Ce plurilinguisme se manifeste par divers procédés depuis Apulée de Madaure, Saint Augustin jusqu’aux auteurs les plus récents. La littérature algérienne dans sa réalité pratique qu’elle soit d’expression française, arabe, en tamazight, ou encore en daridja ou même en anglais tout récemment, défie en fait ce monolinguisme chimérique que certains appellent de leurs vœux. Nous faisons appel à l’Analyse du discours afin de montrer la paratopie foncière du discours littéraire algérien qui résulte de la multiplicité des langues en coprésence. Un plurilinguisme qui va se manifester dans les textes d’auteurs de l’extrême contemporain par un alloglotisme : une écriture avec une langue principale qui incorpore des fragments dans les différentes langues en coprésence dans le paysage linguistique algérien. Une tendance initiée à notre avis par Rachid Boudjedra ou encore Tahar Ouattar et que l’on constate chez Mustapha Benfodil, Inâam Bayoudh, Nihed El-Alia ou encore Lynda Chouiten