Langues profanes, message sacré : étude du rapport du plurilinguisme au féminisme dans la confrérie soufie alawiya

Cet article interroge la manière dont la confrérie soufie alâwiyya, à travers l’œuvre de Cheikh Khaled Bentounès (Le soufisme, cœur de l’islam), redéfinit le rapport entre langue, spiritualité et identité. Héritière d’une tradition mystique ouverte au monde, la voie alâwiyya assume la pluralité ling...

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Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/multilinguales,
Päätekijä: Touhami, Fatima Zohra
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: Multilinguales 2026
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Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:Cet article interroge la manière dont la confrérie soufie alâwiyya, à travers l’œuvre de Cheikh Khaled Bentounès (Le soufisme, cœur de l’islam), redéfinit le rapport entre langue, spiritualité et identité. Héritière d’une tradition mystique ouverte au monde, la voie alâwiyya assume la pluralité linguistique – arabe classique, arabe dialectal, kabyle et français – comme un espace de réconciliation entre le sacré et le profane. L’analyse, menée selon une approche qualitative du discours soufi et nourrie par la sociolinguistique, les études de genre et la théorie du pouvoir symbolique, met en évidence la manière dont la langue française, longtemps perçue comme instrument de domination, se reconfigure ici en vecteur d’universalité spirituelle. Dans cette perspective, le plurilinguisme Alâwi ne relève pas d’un simple choix d’expression, mais d’une posture herméneutique et inclusive qui réhabilite la parole féminine et la dimension humaniste du soufisme. Ainsi, la diversité des langues devient le lieu d’un dépassement des hiérarchies – linguistiques, culturelles et genrées – au profit d’une expérience de l’unité vécue dans la différence.