Grécismes ou sémitismes ?
L’originalité linguistique et lexicographique de Qohélet n’est plus à démontrer. Le livre totalise, à lui tout seul, plus de 27 hapax legomena dans le contexte de la Bible hébraïque. Pour Johann Gottfried Eichhorn, l’auteur se serait servi de concepts étrangers à l’hébreu pour forger son vocabulaire...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/msr, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Mélanges de science religieuse
2026
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| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | L’originalité linguistique et lexicographique de Qohélet n’est plus à démontrer. Le livre totalise, à lui tout seul, plus de 27 hapax legomena dans le contexte de la Bible hébraïque. Pour Johann Gottfried Eichhorn, l’auteur se serait servi de concepts étrangers à l’hébreu pour forger son vocabulaire propre. Peu de temps après, donc en 1784, Palm identifia ces supposées sources étrangères avec les vestiges littéraires grecs, donnant ainsi naissance à une riche activité exégétique d’ordre comparatiste, dont l’objectif premier était de « traquer » les indices phénoménologiques susceptibles de révéler les traces d’influence hellénistique sur Qohélet. Ces études à tendance majoritairement généalogique allaient pourtant connaître une révolution paradigmatique lorsqu’en 1822, Jean-François Champollion déchiffre l’écriture et la langue égyptiennes, rendant ainsi audible la Pierre de Rosette découverte bien avant, aux environs de juillet 1799 par Pierre-François-Xavier Bouchard, un lieutenant de Bonaparte. L’accès aux sebayit (« enseignements1 ») du Pharaon Amenemope suscite alors la curiosité pour les traditions littéraires du Proche-Orient ancien. Les recherches se tournent vers les racines égyptiennes et mésopotamiennes de la tradition sapientielle et littéraire biblique. Toutefois, si nul ne peut nier à Qohélet sa perméabilité avec les cultures du monde hellénistique comme celles du Proche-Orient ancien, on ne saurait nécessairement voir dans ses affinités un rapport généalogique. De même l’œuvre se comprendrait moins à la lumière des traditions littéraires extrabibliques que dans le contexte propre de la rhétorique biblique et hébraïque. |
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