L’amitié lettrée confucéenne : moyen et finalité de la vérité
Cette communication commence par présenter deux traits de la tradition chinoise à travers l’orientation morale (l’amitié comme moyen de travail sur soi) et politique (l’amitié comme moyen de réforme politique) données par les Entretiens, recueil de sentences de Confucius. Pour Confucius, en effet, l...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/msr, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Mélanges de science religieuse
2026
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Cette communication commence par présenter deux traits de la tradition chinoise à travers l’orientation morale (l’amitié comme moyen de travail sur soi) et politique (l’amitié comme moyen de réforme politique) données par les Entretiens, recueil de sentences de Confucius. Pour Confucius, en effet, l’amitié est une médiation nécessaire dans le travail sur soi et un aspect de la finalité de ce travail, exprimé par la vertu d’humanité (仁, ren).Dans une deuxième étape, le Mencius illustre comment une tradition de commentaires développe le projet confucéen en deux directions : 1) herméneutique, avec la formulation de critères de lecture des classiques afin de s’y faire des amis, et 2) cosmologique, en insistant sur le lien fondamental qui relie l’ensemble du vivant.La troisième partie décrit comment des missionnaires jésuites se sont appropriés les Entretiens et le Mencius, ainsi que le thème de l’amitié, à un moment où les lettrés confucéens étaient eux-mêmes passionnés de conversations sur ce sujet. Ces deux exemples dévoilent un trait de l’amitié confucéenne, qu’elle soit avec les lettrés ou avec leurs classiques : celle-ci est ordonnée à un processus de transformation où l’effort de l’étude rend le lecteur-disciple plus loyal, sincère et empathique. |
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