Trio maudit ou triade féconde ? Le cas du jeu « Pierre, Feuille, Ciseaux »
Le jeu traditionnel « Pierre–Feuille–Ciseaux », observé dans de nombreux pays, représente un modèle d’interaction de type compétitif que l’on retrouve dans le monde animal et dans certaines situations sociales. S’agit-il, comme on le prétend souvent, d’un modèle triangulaire engendrant une structure...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/msh, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Mathématiques et sciences humaines
2012
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Le jeu traditionnel « Pierre–Feuille–Ciseaux », observé dans de nombreux pays, représente un modèle d’interaction de type compétitif que l’on retrouve dans le monde animal et dans certaines situations sociales. S’agit-il, comme on le prétend souvent, d’un modèle triangulaire engendrant une structure cyclique ? Sa structure sous-jacente est en réalité celle d’un jeu à deux joueurs et à somme nulle (ou « duel »), alors que celle d’un autre jeu « Renard–Poule–Vipère », apparemment isomorphe, dénote effectivement une configuration triadique circulaire d’un autre type. L’intransitivité suscite un paradoxe caractérisé par une ambivalence créatrice d’ambigüité entre les interactions d’opposition et de coopération.La triade en général est revendiquée comme l’unité relationnelle fondamentale par de nombreux sociologues. Mais la triade paradoxale, qui provoque des effets pervers, est rejetée par les institutions notamment par les instances sportives, alors qu’elle semble féconde et favorable à l’épanouissement d’un lien social, facteur d’ouverture et d’adaptabilité. |
|---|