L'idée de mathématiques appliquées chez Comte

L’idée de science appliquée est au cœur de l’épistémologie positiviste : applications pratiques, industrielles, bien sûr, mais aussi applications théoriques. L’ambivalence de Comte à l’égard de la discipline qu’il a longtemps enseignée ajoute toutefois une donnée supplémentaire. L’article commence p...

Popoln opis

Shranjeno v:
Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/msh,
Glavni avtor: Bourdeau, Michel
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Mathématiques et sciences humaines 2011
Teme:
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Izvleček:L’idée de science appliquée est au cœur de l’épistémologie positiviste : applications pratiques, industrielles, bien sûr, mais aussi applications théoriques. L’ambivalence de Comte à l’égard de la discipline qu’il a longtemps enseignée ajoute toutefois une donnée supplémentaire. L’article commence par rappeler l’embarras de la pensée positive devant l’a priori et la façon dont elle croit trouver la solution dans la distinction abstrait concret. Déjà, l’idée que les mathématiques seraient une science des mesures indirectes fait une place à l’application, puisque c’est l’usage qui en est fait par le physicien qui est pris comme essentiel. Après avoir vu comment Comte tente de répondre à l’objection qu’il se fait à lui-même à ce propos, on développe l’idée que la théorie de l’application des sciences constitue une pièce maîtresse de la philosophie positive des sciences. Les applications théoriques tiennent aux liens de dépendance établis par la classification : il n’y a pas de physique sans mathématiques, et géométrie céleste comme mécanique céleste ne sont que l’application de ces deux branches des mathématiques à une classe particulière de phénomènes. Quant aux applications indues, sur lesquelles Comte croit nécessaire d’attirer l’attention, elles sont traitées sous le nom d’« usurpation » ou de « matérialisme » mathé-matique. Une dernière partie traite des applications pratiques et des difficultés insurmontables qui ne tardent pas à se présenter et qui invitent également à restreindre de façon stricte le champ d’application effectif de la première des sciences.