Francis Galton ou comment photographier une moyenne
À travers la réalisation d’« images génériques » ou « photos composées » (des images obtenues en superposant plusieurs photos du même individu, ou bien d’individus appartenant à un même « genre ») Francis Galton essayait de saisir l’image de quelque chose d’abstrait : le genre, la moyenne statistiqu...
Na minha lista:
| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/msh, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Mathématiques et sciences humaines
2010
|
| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | À travers la réalisation d’« images génériques » ou « photos composées » (des images obtenues en superposant plusieurs photos du même individu, ou bien d’individus appartenant à un même « genre ») Francis Galton essayait de saisir l’image de quelque chose d’abstrait : le genre, la moyenne statistique, l’«essence» d’un individu ou le caractère typique d’un groupe. Il espérait éliminer la subjectivité de ce qui est le plus typiquement subjectif : la formation des images mentales, des concepts abstraits. Après quelques mois, il abandonna l’idée que certains traits du visage puissent être mis en relation avec un « type » (le composé d’un « criminel moyen » était identique au composé d’un « pauvre moyen ») et il se rendit compte que la loi des erreurs, fondée sur la moyenne arithmétique, tout en étant très utile aux statisticiens pour la description des phénomènes de la vie et de la société, peut dans beaucoup de cas « conduire à des absurdités quand les phénomènes présentent de fortes déviations par rapport à la norme ». Galton n’a pas développé cette intuition, mais comme cela lui arrivait assez souvent, il a su montrer la voie pour dépasser ses propres théories. |
|---|