René d’Anjou et le dualisme du pouvoir en Lorraine : la charte des assises de la chevalerie (30 janvier 1431)
Lors de leur avènement dans le duché de Lorraine en janvier 1431, René d’Anjou et Isabelle de Lorraine concèdent une charte de franchise importante à leurs vassaux : ceux-ci obtiennent que ni eux ni leurs dépedants ne seront plus jugés par la justice ducale, mais par un tribunal noble, les assises d...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/mpa, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Mémoire des princes angevins
2025
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Lors de leur avènement dans le duché de Lorraine en janvier 1431, René d’Anjou et Isabelle de Lorraine concèdent une charte de franchise importante à leurs vassaux : ceux-ci obtiennent que ni eux ni leurs dépedants ne seront plus jugés par la justice ducale, mais par un tribunal noble, les assises de la chevalerie. Cette juridiction est au coeur de l’identité des élites lorraines à l’époque moderne, quand les ducs tentent d’imposer à nouveau une justice étatique professionnelle contre la coutume aristocratique ; à cette époque, siéger aux assises signifie appartenir à « l’Ancienne chevalerie lorraine », la meilleure noblesse du duché. Mais la charte de 1431 n’était connue que par des copies modernes : cet article propose une édition de l’original et analyse le document dans son contexte, le Saint-Empire du début du XVe siècle. La charte de 1431 apparaît alors comme un exemple de compromis entre le prince extérieur et la noblesse régionale, qui fonde un partage du pouvoir que l’on peut qualifier de dualisme. |
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