De la secte à la tribu : les Moran et Matak du Haut-Assam
Cet article présente les résultats d’une enquête sur l’ethnicité des Moran et des Matak, deux populations voisines et culturellement proches du Haut-Assam. Assimilés aux rebelles Moamaria (Mayamara) qui contribuèrent à la fin du xviiie siècle à la chute de l’empire ahom, les Moran-Matak forment une...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/moussons, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Moussons
2023
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Cet article présente les résultats d’une enquête sur l’ethnicité des Moran et des Matak, deux populations voisines et culturellement proches du Haut-Assam. Assimilés aux rebelles Moamaria (Mayamara) qui contribuèrent à la fin du xviiie siècle à la chute de l’empire ahom, les Moran-Matak forment une entité binaire qui de l’extérieur reste très mal identifiée et qui n’a fait jusqu’ici l’objet d’aucune ethnographie. À partir d’entretiens de terrain, d’un travail sur les chroniques assamaises burañjī, ainsi que sur la documentation coloniale, on a tenté de restituer le jeu des différenciations par lesquelles les Moran et Matak se définissent les uns par rapport aux autres, vis-à-vis de leurs voisins ensuite et enfin au sein des Assamais. Il s’avère que les dynamiques segmentaires de la secte vishnouite à laquelle sont affiliées ces sociétés, celle des Mayamara, rendent compte en grande partie de ces différenciations. |
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