Les frontiers de Leach au prisme des migrations birmanes ou penser la société en mouvement

À partir de deux migrations « birmanes », l’objectif de cet article est de rendre compte des mouvements affectant la société birmane. La migration n’est pas envisagée ici comme un acte fondateur mais comme un processus créateur de continuités et de discontinuités sociales. Elle nous permet d’étudier...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/moussons,
Autor principal: Boutry, Maxime
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Moussons 2012
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Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:À partir de deux migrations « birmanes », l’objectif de cet article est de rendre compte des mouvements affectant la société birmane. La migration n’est pas envisagée ici comme un acte fondateur mais comme un processus créateur de continuités et de discontinuités sociales. Elle nous permet d’étudier des « tensions » se créant entre la société d’origine des migrants et la société locale, ces « tensions » étant le résultat de l’appropriation de nouveaux environnements écologiques, socioculturels et ethniques. Mon hypothèse est que la continuité nécessaire entre la société d’origine et la société d’arrivée mobilise des structures sociales que la migration permet de révéler. Les discontinuités inhérentes au processus de socialisation des environnements conquis révèlent quant à elles des frontières de différentes natures (écologique, d’organisation sociale, culturelle, ethnique) permettant de structurer le paysage social. La relation birmane au kyé’zu’shin est ici mise en valeur comme structure de la continuité et puissant vecteur de birmanisation et de bouddhisation du delta de l’Irrawaddy. À l’extrême sud de la Birmanie, cette relation se transpose à celle de tokè et se modifie au contact des Moken (nomades d’origine austronésienne) entraînant des interactions agissant à la fois comme le creuset d’une différenciation sociale et le vecteur d’intégration de l’environnement insulaire à l’espace social birman.