Des périphéries « utiles »
L’accroissement des échanges d’hommes et de marchandises entrainé par la vision libérale d’un grand marché sans frontières redéfinit le travail de l’ethnologue qui doit prendre en compte les nouvelles recompositions des populations « de frontières » autrefois marginalisées. Ces populations sont auta...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/moussons, |
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| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
Moussons
2012
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| Ämnen: | |
| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | L’accroissement des échanges d’hommes et de marchandises entrainé par la vision libérale d’un grand marché sans frontières redéfinit le travail de l’ethnologue qui doit prendre en compte les nouvelles recompositions des populations « de frontières » autrefois marginalisées. Ces populations sont autant des groupes sociaux que des ethnies, chacun d’eux renégociant sa position au sein des États-Nations, rappelant en préambule les notions de choix, d’idéologie nomade et les travaux sur les relations entre nomades et sédentaires. L’anthropologie des frontières est donc un champ de recherche qui doit utiliser les outils classiques de l’ethnologie tout en comprenant les enjeux ethniques des périphéries qui n’en sont plus. Les frontières ont toujours été des espaces de négociations organiquement liées aux centres et les ethnies qui y demeurent utilisent les nouvelles opportunités sociales, économiques et politiques de la « globalisation » pour construire, affirmer ou transcender leur ethnicité qui doit fonctionner de concert avec la nouvelle marche du monde. La disparition des ethnies n’est pas a l’ordre du jour, mais bien au contraire, fait apparaitre la résilience de ces peuples qui autorisent au chercheur l’observation d’un renouveau des dynamiques latentes propres a chaque ethnie. Les modes d’appropriation des ressources, des territoires, des points de passages sont autant de points de négociation pour ces populations qui bien qu’entrant dans le mouvement général de la nouvelle mobilité mondiale n’en révèlent pas moins leur véritable « cœur culturel », leur fond ethnique qu’elles doivent préserver. |
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