Tản Đà (1889-1939) – un lettré rêveur de l’Occident
Né en 1889 et mort en 1939 à Hanoi, Tản Đà (de son vrai nom Nguyễn Khắc Hiếu) est un homme de l’ère coloniale. Venu au monde après l’établissement du protectorat par le traité du Patenôtre en 1884, il grandit pendant le triomphe du colonialisme et quitte le monde avant le crépuscule de la supériorit...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/moussons, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Moussons
2015
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Né en 1889 et mort en 1939 à Hanoi, Tản Đà (de son vrai nom Nguyễn Khắc Hiếu) est un homme de l’ère coloniale. Venu au monde après l’établissement du protectorat par le traité du Patenôtre en 1884, il grandit pendant le triomphe du colonialisme et quitte le monde avant le crépuscule de la supériorité occidentale. Elève assidu, il ne réussit pourtant pas les épreuves aux concours. En 1915, l’année du dernier concours au Tonkin, il « se réveille du rêve des honneurs », selon ses propres mots, pour se lancer dans une nouvelle aventure. Ses premiers textes en prose publiés dans Đông Dương tạp chí (Revue indochinoise) sont immédiatement salués par le public. Ne se présentant pas au dernier concours et renonçant ainsi à la carrière mandarinale, il confirme un choix radical et irréversible : la littérature sera sa carrière et les lecteurs seront ses juges. Poète reconnu, véritable trait d’union entre les poésies ancienne et moderne, Tản Đà est aussi l’auteur d’un grand nombre de textes journalistiques et des romans dont Giấc mộng con (Le Petit rêve, 1917) dans lesquels l’Occident occupe une place importante. Il s’agit ici d’analyser sa compréhension de la civilisation occidentale et son projet d’avenir pour son pays. |
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