L’expression du particularisme arakanais dans la Birmanie contemporaine
Dans l’Arakan, ancien royaume bouddhique indépendant et l’un des sept États de la Birmanie actuelle, la ville de Mrauk U, capitale de la dernière dynastie arakanaise (1430-1785), a connu sous l’impulsion du régime militaire au pouvoir depuis 1988 de notables transformations, liées à des politiques n...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/moussons, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Moussons
2013
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Dans l’Arakan, ancien royaume bouddhique indépendant et l’un des sept États de la Birmanie actuelle, la ville de Mrauk U, capitale de la dernière dynastie arakanaise (1430-1785), a connu sous l’impulsion du régime militaire au pouvoir depuis 1988 de notables transformations, liées à des politiques nationales de promotion du bouddhisme et du tourisme. La mise en valeur d’un patrimoine historique, se référant à l’ancienne royauté bouddhique arakanaise et symbolisé par Mrauk U, par une élite locale appuyée par des Arakanais urbains aisés, induit l’émergence d’un sentiment d’ « arakanité », que cet article appréhende à travers la production artistique et littéraire contemporaine. Dans le contexte actuel, seul le thème d’une civilisation bouddhique arakanaise permet aux Arakanais d’exprimer leur spécificité au sein de la nation birmane, la crainte de la répression étouffant toute autre expression. La revitalisation de la culture arakanaise à travers son histoire ancienne s’effectue cependant au détriment d’autres groupes de l’Arakan, notamment les musulmans, dont la présence et les relations anciennes avec les bouddhistes sont niées ou minimisées, et pourrait conduire à une « ethnicisation » d’une société locale originale. |
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