La détention dans le Kampuchéa démocratique. Un modèle communiste paroxystique ?
Le régime khmer rouge fut l’un des plus meurtriers que connut le monde au xxe siècle. La compréhension de ce phénomène passe nécessairement par l’étude du phénomène carcéral, pris au sens large, et de sa place dans la répression commandée par ce régime. Les exécutions massives ne furent en effet pas...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/moussons, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Moussons
2013
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Le régime khmer rouge fut l’un des plus meurtriers que connut le monde au xxe siècle. La compréhension de ce phénomène passe nécessairement par l’étude du phénomène carcéral, pris au sens large, et de sa place dans la répression commandée par ce régime. Les exécutions massives ne furent en effet pas comme on le pensait d’abord des exécutions sommaires dans des lieux reculés, mais l’aboutissement d’un processus passant par l’arrestation, la mise en détention, l’interrogatoire souvent violent, puis à plus ou moins court terme la mise à mort. L’étude de ce système répressif laisse entrapercevoir des spécificités par rapport à d’autres pays communistes : l’absence de tout cadre légal, même formel, à la répression, l’absence de toute tentative de « rééducation » des détenus, pourtant si caractéristique du phénomène carcéral communiste, le peu d’intérêt porté à la main-d’œuvre carcérale, alors que cette dernière fut massivement utilisée par d’autres régimes. Par-dessus tout, la mortalité relative enregistrée par ce système fut extraordinaire par rapport aux autres expériences communistes, et la violence semble y avoir été portée à son paroxysme, posant là au chercheur un problème quant à la caractérisation de ce système répressif. |
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