Classifications et marquage ethniques du territoire par l’État chinois impérial et moderne. La création du district autonome des Sui en Chine du Sud-Ouest
Au début des années 1950, la politique des nationalités de la République populaire de Chine reconnut aux Sui, une minorité taïphone (groupe kam-sui de la branche kadai) dans le sud du Guizhou, le statut de nationalité sous le nom chinois « shui » et leur attribua un territoire administratif autonome...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/moussons, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Moussons
2024
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Au début des années 1950, la politique des nationalités de la République populaire de Chine reconnut aux Sui, une minorité taïphone (groupe kam-sui de la branche kadai) dans le sud du Guizhou, le statut de nationalité sous le nom chinois « shui » et leur attribua un territoire administratif autonome à leur nom à rang de district. L’étude proposée ici apporte l’exemple d’une production territoriale de l’État chinois saisie à une échelle locale où les questions d’identification ethnique et d’autonomie régionale présentent leurs propres configurations. Sont d’abord examinées les procédures de classification de l’État impérial des Qing qui ont tracé, à la fin du xviie siècle, les premiers contours officiels d’un territoire sui en les dissociant des autres populations « barbares » (miao) de la région. Sont ensuite soulignés l’influence des classifications produites par l’ethnologie chinoise de la période républicaine dans la future reconnaissance des Sui comme nationalité ainsi que le rôle fondateur du lettré sui Pan Yizhi, d’ethnicité sui, à qui fut brièvement confiée la vice-présidence du district autonome sui en 1957. La re-publication récente de son œuvre, malmenée durant la Révolution culturelle, nous permet notamment de retracer les étapes du processus de sa création. En conclusion sera évoquée brièvement l’instrumentalisation de cette période fondatrice à des fins contemporaines de développement local. |
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