Hidden Cities in the American Wilderness : The Cultural Work of a Romantic Trope

Cet article montre comment le Moi-Regard impérial (I/eye) du discours colonial sur l’Amérique a tendance à occulter la présence des habitants indigènes de façon à contempler en solitaire le spectacle de la nature vierge. Il explique comment depuis les premiers documents qui relatent la rencontre des...

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發表在:URI:https://journals.openedition.org/miranda,
主要作者: Mackenthun, Gesa
格式: Article ou chapitre numérique
語言:Anglais
出版: Miranda 2015
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實物特徵
總結:Cet article montre comment le Moi-Regard impérial (I/eye) du discours colonial sur l’Amérique a tendance à occulter la présence des habitants indigènes de façon à contempler en solitaire le spectacle de la nature vierge. Il explique comment depuis les premiers documents qui relatent la rencontre des Européens avec l’Amérique, des représentations ‘déshumanisantes’ du paysage américain involontairement reproduisent le trope colonial du vacuum domicilium, de la terre vide. Cependant, le trope de la ‘terre vierge’ s’accorde difficilement avec les descriptions et la recherche des indigènes pré-colombiens ainsi qu’avec l’étude des vestiges qu’ils nous laissés. Le désir impérial d’appropriation des terres vierges s’accompagnait d’une fascination scientifique et romantique pour la ‘préhistoire’ du continent qui devait résulter de l’étude des vestiges architecturaux des grandes colonies de peuplement le long de l’Ohio et du Mississipi en Louisiane et dans l’Amérique centrale. Cet article analyse quelques exemples de cette représentation de la terre en décrivant, dans un premier temps, le trope de la mystérieuse cité en ruines attendant d’être découverte au milieu de la jungle américaine, puis en étudiant le travail culturel du trope impérial dans deux textes de fiction sur l’Ouest américain.