The Conflicting Poetics of Antiquity in De Quincey’s Autobiographical Works: Orestes, Oedipus and the Expression of Trauma
Thomas De Quincey, classiciste distingué, s’est réapproprié l’héritage grec antique dans ses œuvres, tant au plan formel que thématique. Certains de ses textes sont informés par les modèles rhétoriques et oratoires, à l’instar de bon nombre d’essais anglais à caractère didactique à partir du 17ème s...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/miranda, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Anglais |
| Publicado: |
Miranda
2015
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Thomas De Quincey, classiciste distingué, s’est réapproprié l’héritage grec antique dans ses œuvres, tant au plan formel que thématique. Certains de ses textes sont informés par les modèles rhétoriques et oratoires, à l’instar de bon nombre d’essais anglais à caractère didactique à partir du 17ème siècle. Mais l’originalité de l’auteur se situe ailleurs, car cette rhétorique, synonyme de mesure et de contrôle (de soi), est en rupture radicale avec le recours pionnier (et « unheimlich ») aux modèles tragiques grecs (Sophocle et Euripide, en particulier) dans ses œuvres autobiographiques. La tradition grecque antique concourt à la représentation novatrice de troubles familiaux et personnels, et à l’expression du trauma. Oreste, dans Les Confessions d’un mangeur d’opium anglais, et plus encore Œdipe qui hante littéralement les textes autobiographiques et apparaît même dans certains essais, constituent les doubles de l’auteur―de façon explicite pour Oreste et à peine déguisée pour Œdipe. Ce détournement de l’héritage classique à des fins d’introspection était sans précédent mais est aussi profondément révélateur. Dans les domaines stylistique, thématique et idéologique, la « loi des antagonismes » qui sous-tendait la conception de l’existence de l’écrivain, est aussi le principe structurant ses œuvres, avec leur tension permanente entre équilibre et maîtrise (le pôle rhétorique) et violence émotionnelle, et menace de désintégration du moi (le paradigme tragique grec). Cet article met en lumière la nouveauté radicale de cet emploi des personnages tragiques (fantasmés) d’Oreste et d’Œdipe comme mode d’expression autobiographique. Ils constituent les filtres qu’utilise l’auteur pour faire retour sur son enfance et sa jeunesse douloureuses, ses relations tourmentées avec sa mère, et pour les représenter d’une manière réticente et oblique. |
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