De la pellicule au pixel. À propos des remédiations numériques de films expérimentaux sur Internet (et YouTube en particulier)
Pris au sens le plus large, le cinéma d’avant-garde ou expérimental, depuis Le retour à la raison de Man Ray jusqu’aux expérimentations contemporaines de Rose Lowder ou de Peter Tscherkassky, en passant par Snow, Sharits ou Brakhage, toujours cherché à explorer les spécificités du médium cinématogra...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/miranda, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Miranda
2015
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Pris au sens le plus large, le cinéma d’avant-garde ou expérimental, depuis Le retour à la raison de Man Ray jusqu’aux expérimentations contemporaines de Rose Lowder ou de Peter Tscherkassky, en passant par Snow, Sharits ou Brakhage, toujours cherché à explorer les spécificités du médium cinématographique : chimie de la lumière sur la pellicule, nature photogrammatique de l’image en mouvement, expérience de la durée, de la projection, matérialité du film, etc. Tous ces éléments, toutes ces conditions sont nécessaires afin que le film — et ceci, davantage que pour un film documentaire ou de fiction narratif — libère si l’on veut son plein potentiel. L’expérience du film est inscrite dans sa matérialité, dans le dispositif cinématographique de base. Cela explique entre autres que, malgré le travail de dissémination important de distributeurs DVD comme Re:Voir, Criterion (les coffrets Brakhage, Frampton), Mystic Fire, Index ou LuxFilm, des pans entiers du cinéma expérimental ne sont « officiellement » encore visibles qu’en pellicule 16 mm ou 35 mm. La rareté de ces films aura, en retour, engendré une grande plus-value auprès des collectionneurs et des amateurs de films sur le Web. Aussi, de YouTube à MUBI ou Ubuweb, en passant par des sites plus confidentiels comme Karagarga, on retrouve un nombre impressionnant de films expérimentaux. Ces films subissent des remédiations numériques défigurantes, des réappropriations sauvages et des remix tout aussi fascinants qu’inquiétants, qui témoignent bien d’un état contemporain de la circulation des images. Il s’agira, dans le cadre de cet article, de réfléchir aux modalités de cette circulation à partir d’un ensemble d’exemples pertinents. |
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