L’image-espace : propositions théoriques pour la prise en compte d’un « espace circulant » dans les images de cinéma
Cet article propose de porter un regard nouveau sur la question de l’espace cinématographique. Il s’agit d’appréhender cet espace, non plus comme un motif stable représenté par le film (l’espace « déjà-là », conçu comme un décor ou comme un cadre pour l’action), mais bien plutôt comme un phénomène d...
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| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/miranda, |
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| Tác giả chính: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
Miranda
2015
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| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Cet article propose de porter un regard nouveau sur la question de l’espace cinématographique. Il s’agit d’appréhender cet espace, non plus comme un motif stable représenté par le film (l’espace « déjà-là », conçu comme un décor ou comme un cadre pour l’action), mais bien plutôt comme un phénomène dynamique produit par le film (l’espace comme « qualité-puissance » du cinéma, inhérent au mouvement de ses images et à leurs rapports de succession). À travers la notion théorique d’« image-espace », c’est donc d’un espace qui circule rythmiquement au sein des images de films dont il sera question. Il s’agit là d’une notion plastique de l’espace spécifique au cinéma ; pour l’étudier, il est nécessaire de rompre avec les conceptions spatiales héritées des autres arts (le « paysage » pictural, la « scénographie » théâtrale, le « décor » architectural), mais également, et plus largement, avec la définition classique de l’espace (objectif, géométrique) dominante dans notre civilisation. Est au contraire privilégiée une approche phénoménologique de l’espace, qui prend en compte son rapport « charnel » au corps en mouvement, et qui implique une analyse des propriétés fondamentales du spectacle cinématographique en tant qu’elles constituent, avant tout, de pures expériences abstraites-proprioceptives (contraction/dilatation) pour le spectateur. Il ne s’agit donc plus de se demander seulement : quel espace le cinéma représente-t-il ? Mais aussi, et surtout : quel espace vivons-nous au cinéma ? Ainsi, dans la lignée de « l’image-mouvement » et « l’image-temps » deleuziennes, cet article défend l’intérêt de réfléchir à un cinéma de « l’image-espace » : c’est à dire un cinéma qui ferait de l’espace, à la fois, un enjeu thématique et philosophique primordial, et un matériau essentiel de sa propre composition. |
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