Ambivalent theatricals, troubled memories and heuristic uncertainty in Tracey Moffatt’s Nice Coloured Girls

Nice Coloured Girls (1987), de la réalisatrice, photographe et vidéaste australienne de renommée internationale Tracey Moffatt, est un court-métrage tourné pendant les préparatifs du bicentenaire commémorant le début de la colonisation britannique en Australie. Malgré une dimension autobiographique...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/miranda,
Autor Principal: Guellec-Minel, Anne Le
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Anglais
Publicado: Miranda 2024
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Nice Coloured Girls (1987), de la réalisatrice, photographe et vidéaste australienne de renommée internationale Tracey Moffatt, est un court-métrage tourné pendant les préparatifs du bicentenaire commémorant le début de la colonisation britannique en Australie. Malgré une dimension autobiographique et documentaire très ancrée dans les mouvements de protestation anticoloniale de l’époque, le premier court-métrage de Moffatt n’a rien perdu de sa pertinence aujourd’hui. L’article revient sur la multiplicité des perspectives et la superposition des narrations, l’esthétique expérimentale et le montage déroutant de ce premier court-métrage, pour montrer comment Moffatt, bien que s’émancipant de tout didactisme militant, travaille à déstabiliser les préjugés heuristiques et à explorer ironiquement les angles morts toujours présents dans les représentations des populations aborigènes. L’article se penche également sur la manière dont Moffatt s’affirme dès le début de sa carrière comme artiste, à la confluence de l’art pariétal aborigène, de l’esthétique brechtienne de la distanciation, et de celle de la cinéaste avant-gardiste Maya Deren.