Du multiculturalisme à la « crise de l’intégration » : regards croisés entre le Canada et la Grande-Bretagne
A partir de la toute fin des années 1970 et du début des années 1980, la notion de multiculturalisme apparue en 1971 au Canada a été importée en Grande-Bretagne et adaptée au contexte social et politique britannique. Depuis cet échange initial, le flux d’idées sur l’intégration des migrants entre le...
Đã lưu trong:
| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/miranda, |
|---|---|
| Tác giả chính: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
Miranda
2014
|
| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | A partir de la toute fin des années 1970 et du début des années 1980, la notion de multiculturalisme apparue en 1971 au Canada a été importée en Grande-Bretagne et adaptée au contexte social et politique britannique. Depuis cet échange initial, le flux d’idées sur l’intégration des migrants entre les deux pays ne s’est pas tari, bien au contraire. Cet article esquisse une analyse de ces échanges. Après le multiculturalisme, c’est sa critique qui a voyagé du Canada à la Grande-Bretagne, autour de l’idée d’un multiculturalisme réducteur des identités individuelles à des appartenances de groupes simplifiées et souvent subies. Ce sont aussi les idées de cohésion sociale, de capital social, de multiculturalisme civique axé sur la citoyenneté et les valeurs communes qui, après avoir imprégné les politiques fédérales canadiennes dès les années 1990, ont fortement influencé les politiques britanniques après 2001 et leur ont directement inspiré la community cohesion. Malgré ces influences canadiennes répétées, la Grande-Bretagne est restée sur une trajectoire politique propre. Au-delà des simples critiques et infléchissements du multiculturalisme venus du Canada, en effet, elle a aussi connu ce que l’on peut véritablement appeler une « crise » du multiculturalisme, désormais accusé de mener directement à la ségrégation, au séparatisme ethnique, au radicalisme islamiste. Bien que la situation canadienne continue de contraster avec cette crise, il est frappant de constater que certains commentateurs canadiens observent et redoutent une « contagion » de la crise de certains pays européens, dont la Grande-Bretagne, vers leurs rivages. |
|---|