Charting a New Political Notion: “Devolution Max” and its Circulation in Britain Since 2009
Cet article porte sur une notion politique britannique d’invention récente : celle de devolution max (ou devo max). Le premier objectif de cet article est de retracer l’origine et d’explorer la diffusion de ce concept politique au sein du Royaume-Uni. La notion de devolution max date de la période o...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/miranda, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Anglais |
| Udgivet: |
Miranda
2014
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Cet article porte sur une notion politique britannique d’invention récente : celle de devolution max (ou devo max). Le premier objectif de cet article est de retracer l’origine et d’explorer la diffusion de ce concept politique au sein du Royaume-Uni. La notion de devolution max date de la période où le Parti nationaliste écossais, ou Scottish National Party (SNP), forma son premier gouvernement minoritaire, en 2007, mais ce concept n’entra dans la langue politique courante qu’après la réélection du SNP en 2011 ; il fut ensuite au cœur des débats dans l’ensemble du Royaume-Uni pendant l’année 2012. Toutefois, l’accord d’Edimbourg signé par les gouvernements britannique et écossais le 15 octobre 2012 pourrait avoir pour un temps mis fin au débat sur la devolution max, au moins jusqu’à ce que soient connus les résultats du référendum sur l’indépendance de 2014. Le second objectif de cet article est de proposer une définition de la notion de devolution max en la comparant et en la contrastant avec d’autres propositions de réforme constitutionnelle. Deux autres propositions d’accroissement des pouvoirs dévolus au Parlement écossais seront étudiées : celle incarnée par la loi sur l’Ecosse (ou Scotland Act) de 2012, qui s’appliquera à partir de 2015, et le projet de devolution plus mis en avant par un think tank écossais. Une telle comparaison révèle que la principale différence entre la devolution max et les autres projets de dévolution envisagés réside dans le niveau d’autonomie fiscale qui serait accordée à l’Ecosse. Enfin, nous tirerons deux conclusions générales de la diffusion et de la banalisation de la notion de devolution max et de l’idée de référendum à options multiples qui lui est liée. Premièrement, l’invention et la promotion de cette notion par le SNP lui a permis de se créer un nouvel espace politique et a contraint les partis unionistes à redéfinir la place qu’ils occupent sur le continuum politique qui va de l’indépendantisme à l’Unionisme. Deuxièmement, l’attitude des partis britanniques vis-à-vis du concept de devo max a révélé leurs difficultés à s’adapter au récent système politique à niveaux multiples du Royaume-Uni. |
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