A Queer Domestic Space as an Alternative to the (Re)Productive. Herman Melville’s “Jimmy Rose”

Cet essai se concentre sur la nouvelle d’Herman Melville intitulée « Jimmy Rose » (1855). Dans ce texte, le narrateur hérite d’une maison appartenant autrefois au personnage éponyme, homme socialement peu enclin à la production ni la reproduction, et s’identifie avec le papier peint du salon, aussi...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/miranda,
1. autor: Andrés, Rodrigo
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Anglais
Wydane: Miranda 2022
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Cet essai se concentre sur la nouvelle d’Herman Melville intitulée « Jimmy Rose » (1855). Dans ce texte, le narrateur hérite d’une maison appartenant autrefois au personnage éponyme, homme socialement peu enclin à la production ni la reproduction, et s’identifie avec le papier peint du salon, aussi élaboré que démodé. Réticent à vivre dans l’époque prosaïque et changeante où il se trouve propulsé par sa famille et ses contemporains, le narrateur choisit de s’attarder dans cet espace, celui de l’obsolète, et résiste aux enchaînements chronologiques. Honorant la mémoire de l’ancien habitant des lieux à la vie sociale ratée, il vit cet espace poétique comme un espace de valeurs alternatives à son environnement matérialiste. Dans le sillage de discussions récentes sur des notions telles que l’échec et la honte queer, cet essai considère le lien entre le narrateur et Jimmy Rose comme un mode de relation fondé sur une généalogie de l’affect, une affiliation choisie, qui comprend une forme d’échec queer. C’est aussi un geste par lequel Melville invite ses lecteurs à examiner la notion de valeur sociale et à réévaluer ce que l’on considère comme non (re)productif et, par extension, socialement non réussi et/ou raté.