“The Unseen Gulf War,” Disremembered Images and Method

Marquant une évolution par rapport à la méthodologie aujourd’hui largement adoptée par les historiens du photojournalisme – à savoir une focalisation sur les photographies dans leur forme publiée sur les pages des magazines, et sur leur dissémination – je suggère qu’il est nécessaire de se tourner a...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/miranda,
1. autor: Payet, Erica
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Anglais
Wydane: Miranda 2022
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Marquant une évolution par rapport à la méthodologie aujourd’hui largement adoptée par les historiens du photojournalisme – à savoir une focalisation sur les photographies dans leur forme publiée sur les pages des magazines, et sur leur dissémination – je suggère qu’il est nécessaire de se tourner au contraire vers les masses d’images non publiées, qui demeurent marginalisées dans le récit de l’histoire du photojournalisme. Dans cet article, je me concentre sur des photographies de presse de la première guerre du Golfe (1990-91) qui avaient échappé au public de l’époque, mais qui furent ensuite soi-disant « redécouvertes ». J’étudie le cas d’un numéro de l’année 2003 du magazine G2 (l’édition du weekend du journal britannique The Guardian), intitulé « The Unseen Gulf War » (traduisible par « La guerre du Golfe inédite », mais signifiant littéralement « non-vue »). J’avance l’argument que malgré son effet d’annonce selon lequel les photographies sélectionnées étaient un contenu exclusif, ce numéro de G2 joue principalement sur la familiarité des images, et ne fait qu’ouvrir à une audience plus large des images qui avaient déjà existé publiquement, à des degrés variables. Je propose ensuite de dresser un parallèle entre cet effort journalistique et l’approche de recherche universitaire, détaillant divers obstacles méthodologiques et considérations théoriques communs, dans le but de démontrer que la façon dont nous approchons l’histoire du photojournalisme a une influence sur notre façon d’écrire l’histoire elle-même.