Submorphémique et sémiophonie créole
En créole, les onomatopées blip, blo, blogodo, etc., indiquant la notion de rapidité, voire de brutalité, sont des lexèmes comportant un item commun [bl] lequel, quoique renvoyant à la même notion de « rapidité, brutalité », n’a pas un fonctionnement morphémique (ce n’est pas un préfixe) et ne peut...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/miranda, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Miranda
2013
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | En créole, les onomatopées blip, blo, blogodo, etc., indiquant la notion de rapidité, voire de brutalité, sont des lexèmes comportant un item commun [bl] lequel, quoique renvoyant à la même notion de « rapidité, brutalité », n’a pas un fonctionnement morphémique (ce n’est pas un préfixe) et ne peut dès lors être considéré que comme un submorphème, c'est-à-dire un élément de rang inférieur au morphème, tout le paradoxe étant précisément qu’il est pourtant porteur de sens. En fait, le paradoxe en question ne tient qu’à la conception dimorphique (un signifiant et un signifié) du signe linguistique et au fait de considérer le morphème comme la plus petite unité linguistique. Ici, j’avance l’idée que nous sommes en présence d’un phénomène d’ordre sémiotique de type particulier, en ce sens qu’il relève non pas de la sémiologie (dans ce qu’elle a d’hétéromorphe), mais de la sémiophonie. En d’autres termes, compte tenu de son statut sémiotique, que je qualifie donc de monomorphe, l’item sonore [bl] étudié ici est à la fois un phonésigne et un phonésème - un signe dont la caractéristique relève dès lors non pas de l’arbitraire mais de l’iconicité. |
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