Submorphemes: backtracking from English ‘kn- words’ to the emergence of the linguistic sign
Nous affirmons, dans le cadre d’une théorie sémiogénétique des conditions d’émergence et d’évolution du signe linguistique (STEELS), que la polysémie qui caractérise les ‘mots en kn-’ de l’anglais moderne ayant trait aux articulations corporelles et leurs différentes actions (knead, knee, knuckle, e...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/miranda, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Anglais |
| Publié: |
Miranda
2013
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Nous affirmons, dans le cadre d’une théorie sémiogénétique des conditions d’émergence et d’évolution du signe linguistique (STEELS), que la polysémie qui caractérise les ‘mots en kn-’ de l’anglais moderne ayant trait aux articulations corporelles et leurs différentes actions (knead, knee, knuckle, etc.) constitue le vestige d’une stratégie de nomination auto-référentielle inconsciente fondée sur la métonymie qui remonterait jusqu’à l’époque indéterminable de l’émergence du langage articulé. Les ‘mots en kn-’ en question semblent être issus, via le proto-germanique, de deux racines indo-européennes, à savoir *ĝenu- ‘genou, angle’ (knee) et l’hypothétique *gen- ‘± comprimer; corps compacts ou noueux’ (knead, knuckle, etc.). Nous affirmons également que ces racines, ainsi que l’hypothétique *ken- (> ang. moderne neck) et *kenk- ‘talon, jarret, creux du genou’, sont tous issus d’une possible proto-racine *ĝen- ‘± articulations corporelles ; actions articulatoires’ dans laquelle *ĝ- fonctionnerait submorphémiquement, à l’instar de kn- dans le sous-ensemble de ‘mots en kn-’ à l’étude, comme “invariant-noyau”. Si tel était le cas, la relation phono-notionnelle dyadique {kn-, articulations corporelles} en anglais moderne pourrait être reconstruite sous la forme {*ĝ-, ± articulations corporelles ; actions articulatoires} en indo-européen commun. Enfin, nous postulons que le fait de reconceptualiser le trait de manière statique [+occlusif] caractérisant l’invariant-noyau putatif dans *ĝenu- ‘genou, angle’ et *ĝenu- ‘mâchoire, menton’ ( dans l’hypothétique *gen-) comme un geste articulatoire de fermeture-ouverture doué de résonance ([+occlusion]) permet de faire remonter la relation {*ĝ-, ± articulations corporelles ; actions articulatoires}, sous la forme {± articulation occlusive, articulateurs/articulations corporelles}, aussi loin que le permettent les théories gestuelles de l’émergence du langage articulé, jusqu’à la capacité auto-référentielle postulée des premiers Homo sapiens dite “vocomimétique”. |
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