Mise en scène de la métamorphose du corps dans Clarissa; Or, the History of a Young Lady (1747-48) de Samuel Richardson
En comparant Lovelace, son personnage d’aristocrate libertin, à Ovide et à Protée, Samuel Richardson place son roman épistolaire sous le signe de la métamorphose des corps. À la fois metteur en scène de son propre corps et du corps des autres, le roué montre comment et combien le corps, objet de man...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/miranda, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Miranda
2013
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | En comparant Lovelace, son personnage d’aristocrate libertin, à Ovide et à Protée, Samuel Richardson place son roman épistolaire sous le signe de la métamorphose des corps. À la fois metteur en scène de son propre corps et du corps des autres, le roué montre comment et combien le corps, objet de manipulations, de représentations, de désirs et de fantasmes, devient un enjeu dans la relation à autrui. C’est notamment le cas dans celle qu’il entretient avec Clarissa, sa future victime issue de la bourgeoisie, dont le destin tragique est porté et scellé par le corps. À la suite d’un viol quasi nécrophile, l’organisme de la jeune fille, qui s’emploie à faire taire ses besoins et ses désirs physiques, s’immobilise, se pétrifie et, au terme d’un long parcours ascétique dont la forme épistolaire du roman rend compte pas à pas, se transforme en texte : Clarissa.Le discours que tient Richardson sur la métamorphose du corps mérite en outre d’être replacé dans le contexte socio-politique d’une époque où s’affrontent une bourgeoisie ascendante et une aristocratie déclinante, et où s’élaborent de manière concomitante de nouveaux rapports au corps. |
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