Mobilité et immobilité dans les romans américains de Georges Simenon
Dans l’abondante production de Georges Simenon, on peut aisément repérer une période dite américaine, de 1945 à 1955, qui correspond aux dix années passées en Amérique durant lesquelles l’écrivain belge écrira une quarantaine de romans. Après la guerre, Simenon cherchera en effet l’oubli et la const...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/miranda, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Miranda
2013
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Dans l’abondante production de Georges Simenon, on peut aisément repérer une période dite américaine, de 1945 à 1955, qui correspond aux dix années passées en Amérique durant lesquelles l’écrivain belge écrira une quarantaine de romans. Après la guerre, Simenon cherchera en effet l’oubli et la construction d’Une vie comme neuve : changement de cadre et changement radical de mode de vie, mais la méthode demeure inchangée. Au fil des déplacements, la mémoire enregistre de multiples sensations qui se sédimentent pour constituer le fonds dans lequel puise le romancier et c’est le cadre fictionnel de trois romans de cette période américaine qui sont au cœur de cette étude : Trois chambres à Manhattan, (1946), Feux rouges (1953) et Maigret à New York (1946). Dans ces trois ouvrages, au caractère autobiographique marqué, l’analyse porte sur les spécificités et les enjeux des changements de décor, puis sur les interactions entre les personnages et les « espaces-temps » qu’ils habitent. De manière paradoxale, il ressort que « mobilité » et « immobilités » sont les deux paramètres d’une « immuabilité fondamentale » celle du destin tragique de « l’homme nu ». |
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