Hostaged to the Voice of the Other: Beckett's Play and Not I.
Dans ses œuvres dramatiques publiées à la fin des années 1960s, Beckett sépare la langue du corps physique pour mettre en lumière la singularité de la voix. Dans Play et Not I, des personnages réduits à des têtes et à des bouches expriment leur désespoir, leur confusion avec une force viscérale bien...
Guardat en:
| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/miranda, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Anglais |
| Publicat: |
Miranda
2013
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Dans ses œuvres dramatiques publiées à la fin des années 1960s, Beckett sépare la langue du corps physique pour mettre en lumière la singularité de la voix. Dans Play et Not I, des personnages réduits à des têtes et à des bouches expriment leur désespoir, leur confusion avec une force viscérale bien qu’ils n’aient pas de corps physiques pour enraciner leur douleur. Quand les voix montent et pénètrent nos organes, leur douleur devient un moment d'échange moral car Beckett nous contraint à une écoute compatissante. Nous sommes les témoins privilégiés d’un individu qui prend des risques et devient volontairement vulnérable. Au travers de ce témoignage, nous acceptons notre responsabilité morale envers l'Autre. A cet égard, nous nous servirons de Levinas pour montrer que Beckett s’approprie une intersubjectivité fondée sur la responsabilité radicale envers l’Autre. |
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