A “Safely Solipsized” Life: Lolita as Autobiography Revisited

Dans son introduction à l'édition américaine annotée de Lolita, Alfred Appel Jr. remarque : “En tant que roman de l'ensorcellement exercé par le passé, Lolita est la réponse auto-parodique de Nabokov à son précédent ouvrage, la première édition de son autobiographie, Speak, Memory (Autres...

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Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/miranda,
Hoofdauteur: Morlan, Anna
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Anglais
Gepubliceerd in: Miranda 2013
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Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:Dans son introduction à l'édition américaine annotée de Lolita, Alfred Appel Jr. remarque : “En tant que roman de l'ensorcellement exercé par le passé, Lolita est la réponse auto-parodique de Nabokov à son précédent ouvrage, la première édition de son autobiographie, Speak, Memory (Autres Rivages)” (xxiii). Cette remarque vient après qu'Appel a attiré notre attention sur la “manière dont Nabokov projetait de manière consciente sa propre existence dans sa fiction” (xxi). Cette affirmation ne saurait être interprétée comme impliquant une corrélation entre les personnages et l'intrigue de Lolita et la biographie de Nabokov, mais plutôt comme la possibilité d'envisager le roman comme une version autre de l'autobiographie de l'auteur, qui se concentre sur les expériences de la perte de Nabokov, et sur ses difficultés à retrouver et préserver son passé, s'accordant ainsi à lui-même—ainsi qu'aux personnes et lieux de son passé—une sorte d'immortalité, sur laquelle il a le dernier mot. Une fois fictionnalisés, ces thèmes cessent d'appartenir au destin hasardeux et incontrôlable qui préside à la vie de Nabokov, pour devenir l'un des éléments de sa création, tout aussi “définitivement solipsisés” (Lolita, trad. M. Couturier 2010, 867) que l'est Lolita par Humbert, et donc, maîtrisables, du moins en principe. Cependant, tout comme Lolita, une fois créée, acquiert son indépendance et échappe à son créateur, remettant en question son autorité d'auteur et son pouvoir, le roman Lolita peut suggérer que le passé ne peut jamais être apprivoisé, et ne cessera au contraire de tenir l'auteur enchaîné.