“This sudden Irish fury”: beleaguered spaces in Eavan Boland’s Domestic Violence
Dans son recueil Domestic Violence, Eavan Boland examine les échos des combats civils dans la sphère privée, en s’intéressant tout particulièrement au conflit nord-irlandais. Le lien entre politique et vie familiale se tisse à l’aide d’une image également présente dans la poésie de Seamus Heaney, où...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/miranda, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Anglais |
| Pubblicazione: |
Miranda
2019
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Dans son recueil Domestic Violence, Eavan Boland examine les échos des combats civils dans la sphère privée, en s’intéressant tout particulièrement au conflit nord-irlandais. Le lien entre politique et vie familiale se tisse à l’aide d’une image également présente dans la poésie de Seamus Heaney, où les antagonistes apparaissent comme un couple essayant tant bien que mal de mettre fin à ses querelles. Dès lors, Boland développe deux séries d’images déjà contenues dans ses précédents recueils : d’une part, face à la guerre, cuisines et ustensiles symbolisent le repli ou la fuite dans les espaces privés ; de l’autre, champs et jardins gardent les traces des conflits passés. La première série inspire une vision de la guerre mettant à l’épreuve les frontières de la vie familiale, d’où une dichotomie entre intérieur et extérieur. La seconde, enracinée dans le sol irlandais, implique une polarité entre surface et profondeur, conservation et renouveau. Cette double vision correspond aussi à un processus historique d’invasion et d’assimilation, si bien que tout regain de violence est perçu comme la résurgence de tendances ataviques profondément ancrées. Dans les deux cas, Boland dépeint une intimité assiégée, dans l’idée que le seul lieu où la violence peut être contenue est le texte écrit. |
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