Translating Caribbean thresholds of pain from without: Hispaniola out of bounds, Hispaniola unbound?
Cet article porte sur deux romans : The Farming of Bones, récit mémoriel fictif de l’auteur haïtienne Edwidge Danticat, qui retrace le parcours d’Amabelle, survivante du génocide de 1937 perpétré à l’encontre des Haïtiens le long de la rivière Massacre à Hispaniola, et The Brief Wondrous Life of Osc...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/miranda, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Anglais |
| Pubblicazione: |
Miranda
2019
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article porte sur deux romans : The Farming of Bones, récit mémoriel fictif de l’auteur haïtienne Edwidge Danticat, qui retrace le parcours d’Amabelle, survivante du génocide de 1937 perpétré à l’encontre des Haïtiens le long de la rivière Massacre à Hispaniola, et The Brief Wondrous Life of Oscar Wao, récit postmoderne de Junot Díaz, auteur dominicano-américain, qui explore, notamment, la dictature de Trujillo. Dans le contexte du Massacre du Persil (“Parsley Massacre”), expression qui désigne le génocide de 1937, la langue servit d’instrument de répression et de mort pour ceux qui ne parvenaient pas à prononcer le terme perejil (« persil », en espagnol) correctement. Il s’agira toutefois de montrer comment une contre-poétique de traduction non-domestiquante et hétérolingue permet de renégocier les traumatismes du passé, visibles à travers les silences, interstices et blancs émaillant les deux récits. Les romans deviennent alors lieux de recouvrement dans la mesure où ils privilégient des actes de re-membrement qui tentent de dépasser des tendances monolingues normatives et encouragent au contraire des stratégies de non-traduction permettant d’aboutir à des actes de reconstructions mémorielles. Les stratégies postmodernes de Díaz et les techniques d’écriture en filigrane de Danticat, auxquelles s’ajouteront d’autres poétiques elles aussi articulées autour d’un décentrement des langues, nous amèneront enfin à nous interroger sur les possibilités de (re)construction d’une mémoire pan-caribéenne. |
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