L’expérimental comme fidélité au spectre : Quilt de Nicholas Royle
Cet article se propose de lire les formes euphémisées de l’expérimentation telles qu’elles apparaissent dans le roman contemporain à travers la catégorie de l’après-coup, qui permet de reconsidérer des manifestations expérimentales antérieures. Pour ce faire, il se fonde sur le roman de Nicholas Roy...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/miranda, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Miranda
2018
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Cet article se propose de lire les formes euphémisées de l’expérimentation telles qu’elles apparaissent dans le roman contemporain à travers la catégorie de l’après-coup, qui permet de reconsidérer des manifestations expérimentales antérieures. Pour ce faire, il se fonde sur le roman de Nicholas Royle, Quilt (2010), en ceci qu’il dégage une puissance de reconfiguration à visée formelle et, partant, éthique. Ce récit renouvelle les conventions de l’élégie au moyen d’une poétique du trauma qui ouvre le texte, en expose les modalités de reconfiguration et, ce faisant, affiche une forme vulnérable. Dans le roman de Royle, l’une des principales modalités de cette reconfiguration est le dialogue entre fiction et discours théorique, selon les puissances de ce que l’auteur, dans l’ouvrage critique éponyme, a qualifié de « veering ». Royle définit de manière empirique sa pratique de l’expérimentation comme fidélité au trouble, qui appelle chez le lecteur une pratique de la considération ou de l’attention comme prélude à la dépossession. Chez Royle, la fidélité au spectre de l’expérimentation qui hante la littérature moderne et contemporaine va de pair avec une poétique et une éthique de la vulnérabilité. |
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