Singing and Painting the Body: Walt Whitman and Thomas Eakins’ Approach to Corporeality

Dans son célèbre recueil de poésie Leaves of Grass, Walt Whitman (1819-1892) fait l’éloge du lien entre l’homme et la nature et explore le champ charnel. L’érotisme et la sensualité des vers ont mené ses premiers éditeurs à tenter de convaincre Whitman de supprimer certaines sections du recueil. L’a...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/miranda,
第一著者: Gaillard, Hélène
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Anglais
出版事項: Miranda 2017
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オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Dans son célèbre recueil de poésie Leaves of Grass, Walt Whitman (1819-1892) fait l’éloge du lien entre l’homme et la nature et explore le champ charnel. L’érotisme et la sensualité des vers ont mené ses premiers éditeurs à tenter de convaincre Whitman de supprimer certaines sections du recueil. L’attention portée à la corporéité a fait qualifier l’ouvrage d’indécent et de malséant lors de sa première parution. Ami proche de Whitman avec lequel il partageait une véritable fascination pour l’anatomie, le peintre Thomas Eakins (1844-1916) fut, en son temps, lui aussi vilipendé pour ses représentations physiologiques détaillées et pour son étude poussée du corps humain, le plus bel objet conçu par la nature selon lui. Son réalisme sans compromis et son enseignement jugé impropre causèrent son renvoi de l’Académie des Beaux-Arts de Philadelphie. Son chef d’œuvre The Gross Clinic (1875) choqua également le public, scandalisé par la nature prétendument irrévérencieuse de son sujet. A travers la critique de la vision du corps que partageaient Whitman et Eakins se lit la persistance d’une moralité victorienne, une pruderie esthétique en opposition avec les progrès technologiques et médicaux de cette époque et une culture américaine qui, dès le tournant du 19ème siècle, prône l’harmonie de l’homme avec la nature. Axée sur le traitement du corps dans l’art de Whitman et d’Eakins, cette étude fait état des similitudes de leurs approches et de leurs efforts mutuels à faire accepter une vision moderne de la chair. Si les rapports entre les pratiques artistiques d’Eakins et de Whitman ont déjà fait l’objet de recherches, cet article porte non seulement sur le croisement du travail des deux artistes mais aussi sur les résonances sociales de leur nouvelle esthétique du corps.