Savoirs croisés en contexte colonial, la gestation d’une nouvelle science. Le Florilegio medicinal (1713) du frère jésuite Juan de Esteyneffer
Juan de Esteyneffer, missionnaire médecin itinérant, exerça, entre 1699 et 1715, au sein du réseau de missions de la Compagnie de Jésus en Nouvelle-Biscaye. Il écrivit le Florilegio medicinal afin qu’il devienne un outil du travail missionnaire, l’exercice de la médecine auprès des populations autoc...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/mimmoc, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Pubblicazione: |
Mémoire(s), identité(s), marginalité(s) dans le monde occidental contemporain
2015
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Juan de Esteyneffer, missionnaire médecin itinérant, exerça, entre 1699 et 1715, au sein du réseau de missions de la Compagnie de Jésus en Nouvelle-Biscaye. Il écrivit le Florilegio medicinal afin qu’il devienne un outil du travail missionnaire, l’exercice de la médecine auprès des populations autochtones étant conçu comme une stratégie d’évangélisation.L’étude du livre du frère Esteyneffer nous permet d’explorer le rôle de la mission en tant qu’espace de construction et de circulation des savoirs ; lieu privilégié d’échanges de savoirs provenant du monde occidental et du monde amérindien. De manière plus large, cette étude porte une réflexion sur le rôle de l’Amérique dans la naissance de la science moderne et sur les rapports entre savoir et construction impériale. Le Florilegio, réédité à plusieurs reprises, dépassa rapidement le contexte local dans lequel et pour lequel il fut conçu, s’intégrant dans un réseau de diffusion des savoirs et des produits médicaux à échelle atlantique, voire planétaire. Ce vade-mecum conçu afin d’assister les missionnaires dans leur activité apostolique fut produit dans un contexte colonial. Il exige un savoir de l’autre et sur l’autre dont le but est l’appropriation des nouveaux espaces. Connaître pour mieux gérer, voire christianiser. Cela n’implique pas moins une reconnaissance de cette altérité, une valorisation d’un monde considéré par ailleurs comme « barbare ». |
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